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Ti Gren Lavi Haïti

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                                 TI GREN LAVI. HAÏTI


                            Association loi 1901 « Ti Grèn lavi. Haïti»
Siège social : Saint Rassand 03210 AGONGES 04 70 43 94 15 :
           

En préambule, remettons-nous en mémoire que le peuple haïtien porte un lourd héritage.
Du fait de l’esclavage dont ils sont les descendants, c’est un peuple qui a perdu presque toutes ses racines.  Et la société haïtienne porte dans les rouages de son fonctionnement des traces visibles du système esclavagiste.
Ceci dit, force est de constater que c’est d’abord un peuple courageux et attachant.

« Dans toutes les situations catastrophiques auxquelles le séisme vient se surajouter, il y a des hommes, des femmes qui vivent, qui luttent, qui sourient et parviennent à rire C’est un formidable espoir pour Haïti » (Philippe Verseils 10/01/2011) …

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Et pour faire connaissance quoi de mieux que de vous proposer l’historique de cette belle aventure qui est à l’origine de l’existence nécessaire de notre association et qui vous aidera à comprendre pourquoi nous aidons « l’Ecole du Village » et l’Orphelinat Saint François.


En septembre 1996, c’est par Michel Cusenier, et avec lui, que Myriam part en Haïti pour travailler bénévolement à l’Orphelinat Saint François, dirigé par Sœur Flora, d’origine québécoise. Cet orphelinat se trouve sur l’Île à vache où il n’y a ni électricité, ni routes et où l’eau est un vrai problème.
Elle y passera trois années, se donnant sans compter auprès de Sœur Flora, passant même les nuits avec elle pour les urgences.
Et ses parents témoignent : « Les courriers que nous recevons alors… car la Poste fonctionne tant bien que mal à cette époque… nous emplissent de bonheur et d’émotion par tous ces faits vécus auprès des enfants et de Sœur Flora, et aussi auprès des personnes très attachantes rencontrées lors de ses allées et venues sur l’Île. » 


Deux collectes de soutien à l’orphelinat sont organisées en France et en Belgique durant ces années pour répondre à des besoins.
Et lors de son séjour d’été en France, Myriam reçoit des dons pour l’orphelinat.
Il est donc nécessaire de penser à créer une association loi 1901.

En septembre 1998, « SOLIDAIRES de L’ÎLE à VACHE. HAÏTI » est alors créée, s’ouvrant à des actions de reboisement et remise en état de puits… ce en plus de l’aide à l’orphelinat car  Myriam s’est mariée à Jean-René Silien, îlavachois, attentif au développement de l’Île.
De son côté, Michel démarre le programme de bains thérapeutiques dans la mer pour les enfants handicapés.

En septembre 1999, grâce à l’atelier de menuiserie équipé au départ par les parents de Myriam, la famille Silien s’installe à Kanober, à trois quarts d’heure de marche de l’orphelinat, avec lequel les contacts sont réguliers.
Vivant simplement au milieu des gens, Myriam y apprend avec les femmes de son voisinage les gestes quotidiens pour cuisiner sur le feu entre trois pierres et faire la lessive au puits.
Elle est également très sollicitée pour soigner les blessures et les personnes malades dans l’environnement…
Les enfants des alentours viennent chaque jour dessiner sur la grande table familiale.

En 2004, leur famille s’agrandit en accueillant Julien qui a trouvé ses parents en Myriam et Jean-René, devenant l’enfant du milieu tout en étant presque le jumeau du dernier. Ils ont alors trois garçons.

En plus du soutien assuré à l’orphelinat pour
-     l’aide aux salaires des employés,
-     l’entretien fait par Michel lors de ses séjours,
-     certains aménagements,
-     répondre à des difficultés ponctuelles…,
l’Association finance également des actions de développement pour cette zone de l’île :
-    restauration de puits,
-    construction de plusieurs citernes,
-    construction de latrines publiques
-    achat de fûts pour récupérer l’eau de pluie
-    aide à la construction d’un atelier de couture
-    aide à la construction d’un silo à maïs communautaire
-    construction de la maison de l’artisanat
-    essais de jardins potagers, de fours solaires, reboisement.
et ponctuellement elle intervient pour :
-    des situations sociales difficiles
-    des situations médicales d’urgence dont hospitalisation.

Par ailleurs, le projet d’ouverture d’une école qui soit respectueuse des enfants est en germe dans les consciences…

En septembre 2005, la venue de Florence, jardinière d’enfants, permet la création d’un jardin d’enfants dans lequel, Marie-Claude, îlavachoise, maman de trois enfants dont une petite dernière, se forme, jour après jour…  tandis que Myriam s’occupe de la 1° classe primaire dans laquelle se trouve son fils aîné.
« L’Ecole du Village » est née pour le plus grand bonheur des seize enfants qui s’y épanouissent, pratiquant une pédagogie vivante et artistique, respectueuse de la nature et du développement de l'enfant, en harmonie avec son environnement et sa culture.

En  septembre 2006, pour raisons familiales, la famille Silien déménage sur la « Grande Terre », à Torbeck (à 7km de la ville des Cayes, troisième du pays)
Marie-Claude déménage également avec sa famille.

Et « L’Ecole du Village » recommence ses activités avec d’autres enfants…
Depuis cette école gratuite poursuit son chemin avec beaucoup d’enthousiasme. Elle s’agrandit d’année en année et assure aux enfants un repas par jour. Pour ce faire, une modeste participation est demandée aux familles afin de les responsabiliser. Toutefois, aucun enfant n’est renvoyé en cas de non participation financière.

En septembre 2007, l’Association change de nom pour raison géographique.
Elle devient alors « TI GREN LAVI. HAÏTI », qui signifie « une petite graine de vie pour Haïti ».

  Fidèle à ses engagements, elle continue à soutenir l’orphelinat Saint François. Ainsi, Sœur Flora sait qu’elle peut lancer un appel par-dessus la mer, si nécessité il y a.
Sur la grande terre à Torbeck, « l’Ecole du Village », abritée dans deux petites maisons pays, bénéficie de la présence de Florence pour six mois, consolidant la formation de Marie-Claude et de celle d’Amalia qui passera toute l’année scolaire au jardin d’enfants.

L’année 2008/2009 voit l’élargissement de l’équipe enseignante avec l’arrivée de nouvelles stagiaires : Deneige au jardin d’enfants et Lucienne en 1° classe.
Les conditions de travail sont difficiles à cause de la proximité d’une route et de voisins très bruyants. De plus, il n’y a aucun espace pour jouer à l’extérieur…

En 2009/2010, « l’Ecole du Village » est logée dans une grande maison neuve en location avec un bel espace-jeux pour les enfants. C’est le bonheur !
Elle compte 53 enfants, trois jardinières, un stagiaire, et trois professeurs pour les trois premières classes.
Madeleine, venue de Suisse, y passe deux séjours courts mais intenses et fructueux.
Fanette, venue de France, seconde bien Kerry dans sa première classe.
Le Comité de surveillance et de décision accompagne la vie de « l’Ecole du Village » à partir de mai 2010.

Malheureusement, le 12 janvier 2010, le séisme  a rendu la vie très difficile à Torbeck et sur l’Ile à Vache qui ont vu arriver de nombreux réfugiés.
Sœur Flora a ouvert son cœur et ses bras à de nouveaux enfants… passant à 66 enfants dont 23 handicapés.
« L’Ecole du Village » a également accueilli de nouveaux élèves.

Grâce à de très heureuses initiatives de recherche de fonds menées en France, en Belgique et en Allemagne, grâce aussi à l’Association « Amarante », Ti Grèn Lavi. Haïti a vu s’accroître le nombre de ses donateurs et a pu répondre à des besoins multipliés de malnutrition, d’aide sociale et médicale.

A « l’Ecole du Village », la grande maison louée pour abriter les 60 enfants et 9 enseignants ou stagiaires, est devenue inhabitable suite aux secousses.
C’est à l’extérieur, les pieds souvent dans la boue, que les activités se sont poursuivies avec le courage nécessaire.
La construction de bâtiments scolaires est prévue à partir de janvier 2011 sur le terrain qui a été acheté pour cela. Cette construction se fera avec la collaboration précieuse et amicale de Michel Cusenier qui sera sur place pendant trois mois.

Pour  la prochaine année scolaire, elle accueillera au moins 80 enfants.
Cette « Ecole du Village » s’adresse :
- en priorité aux enfants afin de répondre à leur besoin,
- aussi aux enseignants qui découvrent à travers des réunions hebdomadaires et des journées de formation organisées pendant les vacances, une meilleure compréhension de la nature de l’Enfant et de la manière d’être avec lui selon cette pédagogie différente.
- également aux parents qui s’ouvrent à un autre regard sur leurs enfants et sur l’environnement.
Et le bonheur est partagé par tous, petits et grands.
Cette école permet donc humblement l’esquisse d’un trait d’union intéressant pour l’avenir.

D’autre part, l’Association porte toujours le souci de lutter contre la déforestation qui ravage le pays. Elle favorise l’acquisition et l’utilisation de poêles économes. Cinq familles ont pu s’en procurer durant l’année 2008/2009.
Ce projet est momentanément interrompu car la tôle nécessaire à la fabrication de ces poêles,  presque introuvable en Haïti, est très chère.

En 2010 /2011, alors que le choléra sévit dans tout le pays, Torbeck n’est pas très touchée par cette épidémie.
Sur l’Île à vache, Sœur Flora est confrontée jour et nuit à l’épidémie qui a causé la mort de dizaines de personnes et de 4 enfants à l’Orphelinat Saint François. Une campagne de sensibilisation à l’hygiène a été importante.
A l’Ecole du Village, tandis que les activités scolaires et les cours se déroulent sous des tentes ou à l’ombre des arbres, la construction d’un grand préau et du premier bâtiment scolaire antisismique et anticyclonique est une réalisation importante à laquelle participent de nombreux salariés haïtiens recrutés et conduits par Jean-René qui terminera avec eux les travaux après le départ des volontaires : rez de chaussée en béton armé surmonté d’un étage en bois couvert de tôles.

Merci aux volontaires qui ont mis ce chantier  en œuvre début 2011 avec une belle équipe de six personnes venues de France et du Québec dont Michel Cusenier pour une durée de 5 semaines à 3 mois.

 Cette réalisation a coûté 45.000 euros… dont 26.000 apportés par des dons spécifiques. 

Dés mai 2011, ce bâtiment abrite les réserves alimentaires, les fournitures scolaires, la bibliothèque et le bureau de la direction… matériel et matériaux… contre le vol. Et durant l’été tout le mobilier scolaire y est entreposé en sécurité.

Une petite Marie vient agrandir la famille de Myriam et de Jean-René pour la joie de ses grands frères le 4 février 2011.

Marion, venue de France, prend le relais dans la classe de Myriam durant le premier trimestre 2011 avec succès. Toutefois les trois autres classes ont souffert du manque de présence inévitable de Myriam.

En 2011/2012, sur l’Île à Vache les habitants ont dû affronter une période de sécheresse qui a détruit les récoltes. A l’Orphelinat Saint François, la structure immobilière a fait de grands pas grâce à une ONG irlandaise et les enfants handicapés ont pu intégrer le nouveau bâtiment construit pour eux.

Toto, le premier enfant qui nouveau-né fut confié à Sœur Flora, après plusieurs années passées en France a décidé de revenir en Haïti seconder « sa maman ».
D’autre part, un couple de français s’occupe de la prise en charge progressive de l’administration de l’Orphelinat, libérant ainsi Sœur Flora qui peut consacrer plus de temps aux enfants.

A l’Ecole du Village à Torbeck, les jardins d’enfants fonctionnent dans le nouveau bâtiment et sous le préau. Quel changement ! Mais ils comptent chacun 25 enfants, ce qui rend la tâche difficile pour les jardinières à certains moments.

Les classes primaires 1, 2 et 3 se sont déroulées toute l’année sous les abris précaires faits de poteaux et de bâches tandis que la 4° s’est installée à l’étage du bâtiment à côté de la bibliothèque et du bureau.

Marie-Claude a découvert avec beaucoup d’intérêt l’école primaire car elle a pris en charge la première classe avec une dizaine d’enfants issus du jardin d’enfants. C'est de manière innée qu'elle comprend le pourquoi du comment de la pédagogie pratiquée dans cette école.

Quant à Jeannette, âgée de 46 ans (que tout le monde appelle Mme Jeannette, en signe de respect car elle a travaillé dans les écoles traditionnelles, même  comme directrice), son amour pour les enfants l’a menée à « l’Ecole du Village » comme stagiaire.
Voici ce qu’elle dit avec modestie : « Dans cette école, je suis contente de redevenir élève… car non seulement j’apprends des tas de choses que je ne connais pas … mais en plus je découvre une autre façon de voir les enfants, l’éducation, la vie… Je  veux faire tout mon possible pour l’aider.»

 La présence de Joséphine, venue de France, a été d’un grand soutien tout au long de son séjour de 7 mois.
Elle s’est investie pour la mise en place des contrats de travail selon les lois en vigueur dans le pays, ainsi que dans le suivi personnalisé des enfants en difficulté.
Elle a également aidé à préparer et à animer les journées de formation pédagogique pour les enseignants.

Le séjour sur place de Marita, la présidente de l’Association et de Daniel, son mari avec deux autres bénévoles a permis :
- la construction d’un grand portique-balançoires très apprécié pendant les récréations 
- la réalisation du beau film sur « l’Ecole du Village » par Loïc et Hannah.
Comme chaque année, Florence (que nous remercions pour sa fidélité) est venue redynamiser l’équipe des jardinières et aider à réorganiser les jardins d’enfants.


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Jean-René et Myriam sont nos ambassadeurs sur place. Chaque été, ils reviennent en France reprendre des forces bien nécessaires surtout pour Myriam
Ainsi, l’Assemblée Générale profite de leur présence indispensable.
(C’est la famille Labbé, ses parents,  qui prennent en charge le coût des billets d’avion.)

Tous les dons récoltés vont aux projets sur place.
Les seuls frais de fonctionnement concernent les frais bancaires et la correspondance ainsi que les frais relatifs aux actions à but lucratif.
         
Les réalisations avancent à petits pas, tributaires d’un ensemble de réalités sur place. Certes, il y a des besoins… Et il faut  tenir compte des forces en présence  pour les mener à bien.

L’objectif est de réussir à donner aux Haïtiens la possibilité de se sentir concernés par ces projets. Ils doivent devenir acteurs de la destinée de leur pays. D’ailleurs, récemment les parents d’élèves ont fait preuve de solidarité pour construire des abris décents en attendant la construction de l’école et ont eux-mêmes proposé et apporté le vétiver nécessaire aux toitures.


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Chaque don est indispensable et contribue à l’espoir d’un avenir meilleur… gros ou petit il permet " à  chacun de poser son petit soleil et tous ensemble ils forment  le grand arc d’amour qui franchit la mer et va se poser sur ce petit coin d’Haïti. "

« L’avenir  est dans les  mains des enfants. C’est par l’éducation que des
    changements peuvent s’opérer dans ce pays. » 

C’est la mission que se donnent Sœur Flora et Myriam.

  Même si « le chemin est long comme un arbre qui pousse », autour d’elles les situations  évoluent et les mentalités changent…

« Merci de  continuer à semer avec nous des petites graines de vie, chacun de la façon qui lui est propre... et d’être à nos côtés afin qu’elles deviennent par nos soins des grands arbres de vie »
                               

                     « Dieu est mon capitaine
                 Et vous êtes les marins qui font avancer l’embarcation
»                                                   
                                 nous dit Sœur Flora.

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Voici maintenant des nouvelles récentes.
Myriam essaie d’envoyer régulièrement   « la gazette » qui nous permet de partager les nouvelles.
La dernière en date du 30/10/2012  parle évidemment des conséquences du passage destructeur  de Sandy :                                               
                        
« Bonjour à tous,
Voici quelques jours déjà que je n’arrive pas à me mettre à écrire…..et pourtant j’en ai des choses à dire……Sandy nous a pris par surprise car j’avais justement regardé sur  internet pour voir si c’était un cyclone qui commençait, mais cela n était apparu nulle part.
Et pourtant c’en était bien un et pas des plus petits…. En effet il a fait beaucoup de dégâts, surtout pour les gens qui habitaient  des petites maisons dans les ravines ou au bord des rivières.
En effet il y a eu énormément d’inondations et cela dure jusqu’ à présent  dit « radio bouche » dans le nord.
A Torbeck plusieurs corps ont été retrouvés dans la mer, inconnus…. Sans doute des gens qui se seraient risqués à traverser les rivières à gué…. ou qui habitaient près des cours d’eau et que l’eau aurait emportés avec la maison…. C’est malheureusement  monnaie courante  ici.
Tous les jardins ont été détruits et les bananiers sont tous tombés, les fruits aussi sur lesquels pourtant comptaient les haïtiens….surtout sur les véritables ou arbres à pain qui non seulement représentent une nourriture savoureuse et gratuite sinon très bon marché mais aussi très riche et simple.
Depuis qu’ils sont tombés des arbres nous remarquons que les enfants, après des fois plusieurs kilomètres à pieds arrivent le ventre vide à l’école….. Pour les plus grands il est parfois difficile alors de se concentrer et ils parlent de mal de tête ou de maux de ventre. Pour les plus petits, il nous arrive même des cas d’évanouissement ou de vertiges…..
Cette situation hélas  toujours  d’actualité est empirée  depuis Sandy, nous avons pendant plus d un an et demi pu leur donner à leur arrivée un petit déjeuner qui les faisait « tenir » jusqu’ au repas de midi, mais à ce moment  nous avions reçu une aide ponctuelle de la Caritas….. Aujourd’hui j ai de nouveau fait une demande à la Caritas mais jusqu’à présent je n ai pas de réponse.
Et maintenant, la situation est de plus en plus critique car même le repas de midi est remis en cause, faute de moyens. En tous cas, dans un premier temps nous sommes obligés de réduire les quantités et surtout la qualité…. En effet, jusqu’à présent nous avons essayé de donner aux enfants une nourriture la plus saine et  équilibrée possible et pour cela nous tenions à l’écart des nombreuses denrées importées et souvent de piètre qualité. Nous composions alors les menus d’après la production locale et la saison, mais suite au cyclone qui a détruit les jardins  toutes ces denrées sont devenues quasi-introuvables et hors de prix et même les denrées importées ont augmenté de prix  car par absence  de contrôle de l’état  les commerçants font ce qu’ ils veulent et profitent bien de la situation.
Ainsi nous nous voyons obligés de donner aux enfants uniquement du riz blanc venu des Etats Unis et des spaghettis au moins en attendant une réponse de la Caritas ou les récoltes sur les deux terres que nous cultivons.
L’une d’elles était déjà plantée en mil, mais celui-ci a été détruit par les trombes d’eau  et le vent…..elle sera replantée la semaine prochaine en maïs, et la seconde est a peine labourée et sera plantée en patates douces et maraichage (choux, carottes, tomates, poivrons…..) les enfants de l’école primaire participent à la culture de nos deux jardins.
D’autre part, Sandy en passant  a emporté les petits abris faits de bâches et poteaux de bois qui nous servaient de classes car  trois de nos classes primaires sont encore «sous tentes ».
Après le tremblement de terre nous avions réussi  à construire un premier bâtiment sécuritaire pour le matériel, qui abrite actuellement un jardin d’enfants, la 5ème classe, la salle des professeurs et  le matériel et le bureau ainsi que deux dépôts l’un pour la nourriture et l’autre pour les matériaux et les outils ; et un préau où se trouve le deuxième jardin d enfants.
Mais nous n’avons pas encore de quoi abriter les classes.
Malgré tout cela, les enfants semblent toujours aussi heureux de venir et cela représente tellement une chance pour  eux…..et les enseignants sont motivés et heureux de faire ce travail…..
La semaine prochaine, le 18 novembre, nous aurons la grande joie  d’accueillir Madeleine et Rebecca qui viendront  de France pour nous aider à l’école du village, et renforcer l’équipe pédagogique et ce pour l’année scolaire entière….
Nous sommes tous impatients de les voir arriver mais moi sûrement plus encore que tous les autres car elles me permettront d’échanger aussi et viendront avec un regard neuf et d’autres idées.
Voilà je vais m’arrêter pour aujourd’hui !
Bien à vous tous !
Myriam »

 

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